mardi 8 mai 2018

Chapitre 3 Monnaie : Financement de l'Economie - TD2

Chapitre 3 Monnaie : Financement de l'Economie - TD2

Vidéo sur la Bourse d’actions  de Paris : https://youtu.be/xcaQNIgF3R4

La « Bourse » dont il est habituellement question dans le langage courant et au sein des médias français correspond au marché d’échange d’actions, situé à Paris et géré par la société Euronext Paris. Le CAC40 est le principal indice boursier de la Bourse de Paris.

Quel est le type de titre financier acheté en bourse ? Donnez sa définition.
L’action, qui est un titre de propriété, qui correspond à une fraction du capital d’une entreprise.

Comment est rémunéré un agent économique qui détient un titre émis en Bourse ?
Le détenteur d’une action est rémunéré par le dividende, qui représente une part des bénéfices réalisées et distribuées par l’entreprise.

Comment se distinguent les marchés primaires et secondaires ? SI vous souhaitez acheter une Action d’EDF aujourd’hui, sur quel marché pourrez-vous acheter cette action ? Sur le marché Primaire, qui est vendeur de l’action ? A quel marché, en réalité, correspond la « Bourse » ?
Sur le marché primaire, les titres y sont proposés pour la 1ère fois par l’entreprise qui décide d’émettre des actions. L’entreprise émettrice fixe le prix de l’action, appelé Prix d’émission.
Sur le marché secondaire, les titres sont échangés entre les investisseurs et les prix des titres dépendent de la confrontation entre l’O et la D. Si l’on souhaitait acheter une action d’EDF il faudrait l’acheter sur le marché secondaire, qui correspond à la « Bourse » telle qu’on l’entend habituellement.

Pourquoi dit-on que la Bourse est un marché règlementé ? Quelle Autorité contrôle le bon fonctionnement de la Bourse en France ?
La Bourse est un marché règlementé car les entreprises émettrices doivent respecter des obligations de publication d’informations, notamment de leurs comptes - établis par un commissaire aux comptes indépendants - car les investisseurs doivent pouvoir prendre leur décision en toute transparence. L’autorité des Marchés Financiers (AMF) est chargée, entre autres, de la surveillance des activités boursières.

La « levée de fond » en Bourse pour une Entreprise est-elle du financement direct ou indirect ?
Le financement via la Bourse est qualifié de direct, car les titres émis par les demandeurs de capitaux (entreprises) sont directement achetés par les offreurs de capitaux (investisseurs).

Hormis par la récupération des dividendes alloués aux détenteurs d’une Action, comment un investisseur en Bourse peut-il réaliser des profits ?
L’investisseur en Bourse peut espérer réaliser une « plus-value » de 5€ lorsqu’il vend, par exemple pour un prix de 30€, une action qu’il avait acheté pour 25€ 6 mois plus tôt. Le prix de l’Action a augmenté du fait de la dynamique de l’offre et de la Demande sur le marché ainsi que des performances de l’entreprise.

Pourquoi dit-on que les Actions échangées en Bourse sont des titres « liquides » ?
Les actions en bourse sont dites « liquides » car il est possible d’en acquérir ou d’en céder facilement sur le marché une grande quantité au prix affiché, sans provoquer de modification significative de ce prix.


Exercice 2 : Vrai ou faux ?

1. Le taux d’intérêt correspond toujours à une rémunération du prêteur.
Vrai, le taux d’intérêt est un prix, il correspond à une rémunération du prêteur ainsi qu’à un coût pour l’emprunteur.

2. Le niveau des taux d’intérêt dépend du risque de crédit de l’emprunteur.
Faux, le niveau des taux d’intérêt dépend aussi du montant du crédit, de la durée du crédit, du niveau d’offre et de demande de crédit ainsi que d’autres variables telles que le volume de liquidités circulant dans l’économie ou le taux d’inflation.

3. Les PME ont facilement accès au marché financier.
Faux, les PME ont difficilement accès aux marchés financiers car il y a une asymétrie d’information du fait que les investisseurs ne disposent pas de suffisamment d’informations pour évaluer correctement le risque de crédit de la PME. Cela conduit à ce que les investisseurs, du fait du manque d’informations, fixent des taux d’intérêt élevés sur les marchés financiers pour financer les PME. De plus, le manque d’informations concernant la PME réduit le nombre d’investisseurs qui se concurrenceraient pour prêter aux PME, ce qui ne permet pas de faire baisser les taux.

4. Une action est un titre de dette.
Faux, une action est un titre de propriété de l’entreprise car elle représente une partie, une fraction du capital de l’entreprise. Elle permet de percevoir des intérêts, qu’on appelle des dividendes et qui représente un % des bénéfices de l’entreprise. Son cours dépend de l’offre et de la demande de cette action : plus elle rapporte de dividendes, plus les investisseurs vont vouloir en acheter, plus cela va faire augmenter le cours de l’action.

5. Les agents économiques détenant une obligation perçoivent des intérêts en contrepartie.
Vrai, une obligation est un titre de créance d’un prêteur vis-à-vis d’un emprunteur. Le taux d’intérêt fixe la rémunération du prêteur.

6. Une action rapporte des dividendes à son détenteur.
Vrai, l’action représente une fraction du capital de l’entreprise et elle permet à son détenteur de percevoir des dividendes, qui représentent un % des bénéfices de l’entreprise. Cependant la perception de dividendes n’est pas garantie même en cas de réalisation de bénéfices par l’entreprise. En effet ce sont les actionnaires de l’entreprise, réunis en Assemblée Générale, qui décident de l’affectation des bénéfices réalisés et qui peuvent décider, soit, d’affecter les bénéfices aux réserves de l’entreprises pour financer ses investissements, soit, de les distribuer sous forme de dividendes aux actionnaires.

7. La bourse est un intermédiaire financier.
Faux, la bourse est un marché secondaire où se négocient entre investisseurs les titres déjà émis par les entreprises. La bourse ne contribue pas directement au financement des agents qui ont émis les titres, mais il est le complément indispensable du marché primaire puisqu’il permet aux investisseurs apporteurs de capitaux de revendre facilement les titres achetés antérieurement, leur conférant ainsi de la liquidité.

8. Le financement interne comprend l’émission d’actions par l’entreprise.
Faux, Le financement interne est le financement d’un investissement qu’une entreprise peut faire à partir de ses fonds propres, c’est-à-dire soit de son épargne, soit en réinvestissant ses bénéfices. On parle aussi d’autofinancement.

9.  Le financement externe direct n’inclut pas l’autofinancement.
Vrai, l’autofinancement est un financement interne à l’entreprise. Le financement externe direct correspond à l’émission par l’entreprise de titre, par exemple les actions ou obligations, qui sont achetés par les agents ayant une capacité de financement. 

jeudi 3 mai 2018

Chapitre 2 Monnaie : Correction de l'évaluation n°2 sur 10 points

Evaluation n°2 sur la Monnaie – Première ES – Sur 10 points



1. Dans une économie, une banque dispose de 5 000 € en monnaie centrale, correspondant à des dépôts en billets de ses clients. La banque centrale impose un taux de réserves obligatoires de 5%. Quel est le montant maximal de monnaie scripturale qui peut être créé par cette banque ? / 1 point


Le montant maximal de monnaie est de 5 000/0,05 = 10 000 car 5 000 = 5 % de 100 000. (0,5)
La banque peut donc créer 95 000 (100 000 – 5 000) de monnaie scripturale afin que les 5 000 € de monnaie centrale équivalent à 5 % des dépôts (respect du taux de réserves obligatoires en monnaie centrale de 5 %). (0,5)

2.     Pourquoi dit-on que ce sont « les crédits qui font les dépôts » et non l’inverse ? / 1 points


Lorsqu’un client contracte un crédit auprès d’une banque, la banque crée de la monnaie scripturale utilisable par le client pour tous ses achats. Quand le client va acheter des biens et services auprès d’autres agents, cette monnaie scripturale créée va circuler et donner lieu à des dépôts auprès d’autres banques commerciales. (0,5)
Ainsi la monnaie scripturale est créée par le crédit, à partir de rien, sans nécessité de dépôt préalable, et va générer de nouveaux dépôts auprès d’autres banques, ce qui va entraîner une augmentation de la masse monétaire gobale. (0,5)

3.     Quelles sont les 3 limites à la création monétaire des banques commerciales ? Ou bien, demandé autrement, quand les banques commerciales ont-elles besoin de monnaie centrale ? / 1,5 point


Le pouvoir de création monétaire des banques n’est pas illimité car :
– les banques doivent déposer en monnaie « banque centrale » sur leur compte à la banque centrale un certain % de leurs dépôts (1 % dans la zone euro) au titre des réserves obligatoires. Donc les nouveaux crédits accordés par création monétaire obligent nécessairement les banques commerciales à acquérir 1% en monnaie fiduciaire de la monnaie créée. (0,5)
– elles doivent conserver de la monnaie centrale, c’est-à-dire des billets, pour assurer les retraits en liquidités de leurs clients. Donc les nouveaux crédits accordés par création monétaire obligent les banques commerciales à acquérir de la monnaie fiduciaire pour faire face aux éventuels retraits de leurs clients. (0,5)
– elles doivent aussi disposer de monnaie centrale pour faire face aux demandes de monnaie centrale des autres banques, dans le cadre des règlements interbancaires (régler les soldes de compensation). (0,5)

4.     Donnez au moins 2 différentes manières pour une banque commerciale de se procurer de la monnaie centrale (ou dite « fiduciaire). / 1 points


Collecter davantage d'épargne de ménages ou entreprises afin d'augmenter ses dépôts en monnaie fiduciaire. Pour cela elle peut proposer des taux d'intérêts de rémunération de l’épargne supérieurs à la concurrence. / (0,5)
Facturer davantage d'intérêts, payés en monnaie fiduciaire, provenant des crédits qu'elle accorde aux ménages, aux entreprises ou aux États. Pour cela elle peut augmenter les taux d'intérêt proposés à ses clients en cas de crédits. Ou bien, à l’inverse, diminuer les taux d’intérêts afin d’augmenter sa part de marché et accorder davantage de crédits. / (0,5)
Emprunter de la monnaie centrale aux autres banques commerciales sur le marché interbancaire. L'emprunt se fait à un taux fixé au jour le jour, appelé EONIA, qui fixe le coût de l'argent sur le marché interbancaire. / (0,5)
- Emprunter ("se refinancer") de la monnaie centrale à la banque centrale, en contrepartie de titres financiers de même valeur (des obligations d’Etat par exemple). L'emprunt se fait contre le paiement d’un intérêt, correspondant au taux directeur fixé par la banque centrale (que l’on appelle aussi taux de refinancement). Le taux directeur fixe "le coût de l'argent" auprès de la banque centrale. / (0,5)

5.    Montrez comment la Banque Centrale met en œuvre son rôle de sauvegarde du pouvoir d’achat de la monnaie (limitation de l’inflation). Donnez un exemple réel de Banque Centrale dont le mandat privilégie ce rôle. / 2 points

 

La Banque Centrale préserve le pouvoir d’achat de la monnaie par l’augmentation du taux directeur ou du taux de réserves obligatoires des banques commerciales. (0,5)
Le risque à éviter est que la quantité de monnaie augmente trop vite par rapport à la production, alors cette création monétaire excessive engendre de l’inflation. Cela arrive notamment lorsqu’un taux directeur trop bas entraîne une hausse des crédits, donc de la Demande, mais que les Producteurs augmentent les Prix (=inflation) plutôt que la Production de Biens et Services pour répondre à la Demande en hausse. (0,5)
Ainsi la Banque Centrale augmente le taux directeur afin de réduire la création monétaire des banques commerciales, réduire le nombre de crédits accordés et donc limiter la hausse des Prix. (0,5)
La Banque Centrale Européenne a pour seul mandat de veiller à la stabilité des Prix. (0,5)

 

6.    Montrez comment la Banque Centrale contribue à stimuler la croissance. Donnez un exemple réel de Banque Centrale dont le mandat privilégie davantage ce rôle. / 2 points


La Banque Centrale peut diminuer son taux directeur ou le taux de réserves obligatoires des banques commerciales pour stimuler la croissance. (0,5) La baisse du taux d’intérêt directeur peut stimuler la croissance : les banques commerciales diminuent, par le jeu de la concurrence, les taux d’intérêt proposés aux agents économiques, ménages, entreprises, États. (0,5) Lorsque le coût du crédit est plus faible, les ménages sont davantage incités à emprunter pour consommer, et l’État ainsi que les entreprises pour investir. La relance de la demande, par la hausse des dépenses et des investissements, stimule l’offre, soit la hausse de la production de biens et services, donc la croissance. (0,5)
La FED, la Banque Centrale Américaine, privilégie davantage ce rôle. (0,5)

7.    Quels sont les 2 principaux économistes théoriciens qui s’opposent concernant les objectifs de la Banque Centrale ? / 0,5 point


J.M. Keynes (0,25) explique que la Banque Centrale doit stimuler la croissance alors que M. Friedman (0,25) lui répond la Banque Centrale doit avant tout veiller à la sauvegarde du pouvoir d’achat de la monnaie.

8.    Quel doit être le rôle de la Banque Centrale en cas de crise « financière », de liquidité du système bancaire ? / 1 point


En cas de crise de liquidité du système bancaire (cas de la crise des « subprimes » en 2008-2009 où les banques ne se prêtaient plus entre elles), la Banque Centrale doit jouer son rôle de « prêteur en dernier ressort », (1) c’est-à-dire alimenter les banques en liquidités pour éviter une faillite généralisée des banques.